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Famille LAUCAIGNE, actionnaires, éleveurs de père en fils

« Quand le moral va, tout suit ! »
Michel LAUCAIGNE, nouvellement retraité
Village de Bédeille

 

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Michel voulait être maçon, mais il était l’aîné, ainsi la terre familiale lui revenait d’office. Sa femme Danièle travaillait comme couturière. Ils se marièrent et eurent des enfants… Mais avant l’arrivée des enfants, ils décident en 1974 de relever le défi : reprendre l’exploitation familiale, à Bédeille au pied d’un coteau, qui ne compte alors guère plus de 10 vaches et 12 truies.


Pendant 6 ans la petite exploitation traditionnelle suit son cours. C’est leur première rencontre avec les gens de l’ADER : TVA et stage de formation à la gestion.

Dans les années 80, la naissance de leurs trois enfants et le besoin de revenus amènent naturellement à une modernisation autour d’un premier élevage hors sol, engraissement de porcs, suite logique du savoir faire de la maison.
Danièle, plus passionnée par le gavage des canards, décide de son côté de créer son atelier de palmipèdes.
La ferme investit, se développe…De nouvelles relations se construisent avec les banques, les partenaires agroalimentaires …

Puis à deux reprises, des problèmes personnels viennent perturber gravement le fonctionnement de l’Exploitation.

Tout d’abord en 96…
Michel est arrêté 6 mois suite à un accident de travail. Moins de recettes, …des soucis d’argent. L’ADER, témoin de cet épisode, aide à trouver une solution en négociant l’étalement de la dette d’aliment et en réorganisant l’exploitation autour des canards gras.

Plus récemment en 2005…
Avec le décès de proches et l’hospitalisation de Michel. Danièle se retrouve seule, sans moral, sans envie…. Les résultats au gavage s’en ressentent, les marges s’effondrent, le découvert bancaire… C’est la spirale infernale.

« La banque voulait nous faire arrêter, vendre la propriété, et proposait que nos deux enfants, Benoît et Karine, qui eux souhaitaient s’installer, aillent travailler à l’extérieur . Nous entendions dire « il y a le feu chez les Laucaigne ». Le moment fut très difficile à vivre. Négocier à nouveau, 10 ans après…On y croyait plus.

Nos seuls alliés étaient Aline LACAZE et Arnaud MANDAGARAN, nos consultants de l’ADER en qui nous avions confiance. Ils nous ont soutenu dès le départ et nous ont aidé à garder le moral, à prendre confiance et nous ont redonné l’envie de nous battre.
Grâce à eux, on a cessé de nous terroriser. Ils ont su convaincre banque et coopérative que le potentiel était là et nous avons fièrement réussi à nous relever pour une seconde fois. »


Benoît, le fils de 24 ans est là, autour de la table acquiescant en silence. L’histoire de ses parents, il la connaît par cœur. La question brûle les lèvres : « Et toi Benoît, tu as envie de rester sur cette terre ? » La réponse est franche et sans équivoque : « Oui, j’aime ça ! ». Il n’y a pas plus de mots pour expliquer, ça se vit tout simplement. Benoît a trouvé des terres pour s’agrandir et redémarrer l’élevage bovin. C’est sa passion avec les cultures. Sa sœur Karine a fait le choix des canards et veut aller plus loin puisqu’elle projette un jour d’en transformer une partie.

Les parents affirment que maintenant c’est le projet des enfants qui les anime, « nous repartons de l’avant. » Ils viennent de s’associer tous les quatre dans la SCEA Danglade, en permettant à Michel de prendre sa retraite.

Et Michel de conclure : « J’espère avoir enfin un peu de temps pour aujourd’hui me consacrer à ce que j’aurais toujours souhaité faire : maçonner, construire et embellir notre maison familiale, chez Danglade »